Le diable par la queue

1969 _ Pour faire vivre leur château, une famille d'aristocrates fauchés séquestre leurs rares clients en sabotant leurs voitures. Jusqu'au jour où ils vont avoir affaire à plus fort qu'eux, César, auteur d'un braquage de banque...
  • © 1968 STUDIOCANAL

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Pour survivre, une famille d’aristocrates ruinés a transformé le vétuste château ancestral en hôtellerie. Mais celle-ci est loin des grands axes routiers. Aussi, afin de s’assurer une clientèle, Amélie, la petite fille de la marquise, convainc le jeune garagiste amoureux d’elle pour qu’il sabote les véhicules de ses clients à l’heure qu’ils n’auront d’autre choix que de faire escale au château pour la nuit.

Un samedi soir pluvieux, le château a fait son plein de naufragés de l’automobile, quand survient un trio insolite : autant le prétendu baron César de Maricorne est élégant et beau parleur, autant ses deux compagnons affichent des mines patibulaires et un comportement grossier.

César, qui est en fait l’auteur du hold-up d’une banque, a beaucoup de succès auprès de ces dames, qui se pressent pour danser avec lui. Aussi la Marquise fait-elle réparer d’urgence sa voiture, de peur que sa fille, la comtesse Diane, ne lui succombe.

Mais le lendemain matin, le trio tombe sur des barrages de police. Ses deux complices s’étant accidentellement noyés avec leur véhicule en manœuvrant, César retourne paisiblement à pied au château. Amélie découvre alors que l’attaché-case qu’il ne quitte jamais déborde de liasses de billets.

Mise au courant, la famille s’emploie à mettre la main sur le magot. La marquise prend énergiquement la direction des opérations, créant les conditions d’accidents fatals auxquels réchappe miraculeusement César.

À Jeanne, une cousine demeurée vieille fille qui a mis en échec sa dernière chance d’échappatoire, le hâbleur baron confie qu’il est las de courir le monde et qu’il a trouvé un endroit idéal. Toute la famille s’empresse aussitôt autour de lui et le déleste de sa mallette…

Trois mois plus tard, le château, rénové, est devenu une florissante auberge quatre étoiles en les cuisines de laquelle trône César qui, en outre, dirige joyeusement toute la maisonnée.

 

Equipe

Production : Fildebroc – Artistes Associés (Paris) – Delphos Roma (Rome)
Producteurs : Philippe de Broca, Michelle de Broca.
Scénario : Philippe de Broca et Daniel Boulanger.
Découpage : Claude Sautet.
Dialogues : Daniel Boulanger.
Directeur de la photographie : Jean Penzer.
Montage : Françoise Javet assistée de Christiane Zack.
Musique : George Delerue.
Ingénieur du son : Jean Labussière assisté de Gabriel Salagnac.
Décor : Dominique André, Hans van Hoecke.
Costumes : Louis Féraud.
Maquette des costumes : Jacques Fonteray.
Maquillage : Jacky Reynal assistée de Anne-Marie Martiquet.
Postiche et perruque : Jacques Dessanges.
Directeur de production : Jean Pieuchot.
Régisseur général : Nicole Ferny.
Assistants-réalisateurs : Georges Pellegrin, Christian Fuin.
Script : Suzanne Durrenberger.
Attachée de presse : Christine Brière.

 

Interprètes

Yves Montand / le baron César Anselme de Maricorne.
Madeleine Renaud / la Marquise.
Maria Schell / la Comtesse Diane.
Jean Rochefort / le comte Georges de Coustine époux de Diane.
Clotilde Joano / la Comtesse Jeanne.
Marthe Keller / la jeune Baronne Amélie de Coustine.
Jean-Pierre Marielle/ le playboy Jean-Jacques Leroy-Martin.
Tanya Lopert / la minette cookie.
Claude Piéplu / le client assidu Monsieur Patin.
Xavier Gélin / le petit garagiste Charlie.
Jacques Balutin / Max.
Pierre Tornade / Schwartz.
Janine Berdin / Madame Passereau.
Charles Mallet / le commissaire.
Eddy Roos / Monsieur Passereau.

 

Details

Durée : 98 minutes.
Tournage : 25 juin – 13 août 1968.
Extérieurs : Villefranche-sur-Saône.
Distribution : Les Artistes Associés.
Sortie à Paris : 7 février 1969.
Boxe office : 439 815 entrées en 17 semaines dans six salles parisiennes.