Le farceur

1961 _ Édouard, jeune séducteur bohème, passe d'une conquête à l'autre jusqu'au jour où il succombe sous le charme de la belle Hélène, femme d'un industriel prospère. Attirée par la fantaisie de cette vie extravagante, elle quitte son mari pour s'apercevoir rapidement que la sécurité, elle aussi, a ses charmes...
Image du film Le Farceur de Philippe de Broca avec Jean-Pierre Cassel

Résumé

Gai, élégant, plein de charme, Édouard Berlon néglige de gagner sa vie en exploitant les nombreux talents dont il est doué, car il consacre la totalité de son temps à l’art d’aimer, allant d’une femme à l’autre sans plus s’attacher.

Il vit donc chez son Oncle Théodose, aux côtés de son ex-femme, Pilou, de son frère Guillaume, qui est devenu le mari de celle-ci, et de la bonne, Olga, qu’il va souvent rejoindre dans sa chambre. Guillaume fait vivre tout ce petit monde en réalisant des romans photos historiques auxquels tous participent en assurant la « figuration »…

Un jour, fuyant par les toits un lit inopportunément assiégé par le mari jaloux, Édouard fait la connaissance d’Hélène Laroche, la jolie femme d’un industriel prospère. Mais la jeune personne, quelque peu froide et distante, lui résiste. Aussitôt tombe-t-il illico amoureux d’elle. Il l’assiège alors si bien de visites et d’appels téléphoniques qu’Hélène s’apprivoise un peu et se laisse emmener chez Théodose.

Comme elle s’ennuie auprès d’un mari que passionnent uniquement l’argent et les affaires, elle est séduite par cette famille si peu conventionnelle et par cette vie de bohème si différente de la sienne. Mais elle reste sur son quant-à-soi. Alors, Édouard perd sa gaieté, ne quitte plus la maison, tombe malade ou presque. On envoie Pilou en ambassade auprès d’Hélène qui, touchée, vient voir Édouard. Gagnée par l’ambiance fantaisiste et l’attention qu’elle ne trouve pas chez son mari, elle s’installe avec Édouard dans une auberge des environs de Paris.

Mais, elle ne s’adapte guère au rythme de vie de celui-ci et commence à regretter le luxe auquel elle est habituée. Elle décide de quitter Édouard qui, de son côté, s’est aperçu que, son désir assouvi, il y a loin de ses rêves au couple. Aussi, quand elle vient lui annoncer sa décision, le surprend-t-elle en train de courtiser la soubrette de l’auberge.

 

Equipe

Production : Ajym film (Roland Nonin et Claude Chabrol).
Scénario : Philippe de Broca et Daniel Boulanger.
Dialogues : Daniel Boulanger.
Directeur de la photographie : Jean Penzer (Standard – N & B).
Opérateur : Pierre Lhomme.
Montage : Laurence Méry.
Musique : Georges Delerue.
Ingénieur du son : Jean Labussière.
Décor : Jacques Saulnier.
Maquilleur : Billy Bonnard.
Directeur de production : Roland Nonin.
Régisseur général : Tonio Suné .
Assistant-réalisateur : Georges Pellegrin.
Scripte : Andrée François.
Attaché de presse : Jean Laporte.
Photographe : Silvère Pierre.

 

Interprètes

Jean-Pierre Cassel (Édouard Berlon),
Anouk Aimée (Hélène Laroche),
Geneviève Cluny (Pilou, femme de Guillaume),
Anne Tonietti (Olga, la servante),
Georges Wilson (Guillaume Berlon, frère d’Édouard),
Pierre Palau (l’oncle Théodose),
François Maistre (André Laroche, époux d’Hélène),
Jean-Pierre Rambal,
Liliane Patrick,
Irène Chabrier.
Durée : 88 minutes.
Tournage : 14 mars au 30 avril 1960, Studios de Saint-Maurice.
Extérieurs : Paris.
Distribution : Films Fernand Rivers.
Sortie à Paris : 20 janvier 1961.
Box-office : 66 666 entrées en 13 semaines dans une salle parisienne.