Le Roi de Cœur

1966 _ Octobre 1918, le soldat britannique Charles Plumpick est envoyé comme éclaireur dans une petite ville française récemment évacuée. Il découvre que les habitants de l'hôpital psychiatrique sont restés, et qu'ils ont investi la ville selon leur fantaisie. Loin de la guerre, ceux-ci l’accueillent chaleureusement comme 'Roi de Cœur' dans leur univers...
Le Roi de cœur, de Philippe de Broca

© 1968 STUDIOCANAL - MGM United Artists

Octobre 1918. Avant d’évacuer Marville, petite ville du Nord de la France, les Allemands dissimulent une charge considérable d’explosifs dont le mécanisme de mise à feu est relié au Jacquemart de la cathédrale. L’état-major anglais, qui en a été informé par un agent, dépêche le soldat Plumpick afin de découvrir la cache des explosifs.

La ville que découvre Plumpick est désertée par ses habitants, à l’exception des pensionnaires de l’asile psychiatrique qu’on a oubliés et qui ont investi les bâtiments selon leur fantaisie et leurs fantasmes : tel qui se croit général s’installe dans la caserne des pompiers, tel autre qui se dit évêque dans la cathédrale, le « Duc de Trèfle » au château, les dames dans la maison de rendez-vous, etc.

Plumpick est à la fois séduit et déconcerté par la bizarrerie, l’urbanité, la gentillesse et la gaieté des gens qui l’accueillent. Quand le « Duc de Trèfle » affirme reconnaître en lui le « Roi de Cœur », tous laissent alors éclater leur joie, et l’archevêque s’empresse d’organiser la cérémonie du sacre.

Il s’ensuit une merveilleuse cavalcade, à laquelle le « Roi de Cœur » se prête volontiers, inquiet cependant car les explosifs demeurent introuvables. C’est par hasard que Coquelicot, délicate poupée de porcelaine promise au roi, lui permet de découvrir où et comment se fera la mise à feu.

La machine infernale désamorcée, les Anglais entrent dans la ville, salués par un étourdissant feu d’artifice. Croyant que leur mine vient de sauter, les Allemands reviennent pour réinvestir la place. Les deux armées s’affrontent en une bataille si acharnée qu’il ne reste pas un seul survivant. Ce que voyant, avec beaucoup de sagesse, les fous se dépouillent de leurs oripeaux et réintègrent l’asile, prenant soin de fermer la grille à clé derrière eux.

Salué en héros et décoré par ses compatriotes, Plumpick est chargé d’une nouvelle mission, de démolition cette fois. Il se présente alors, entièrement nu, à la porte de l’asile pour s’y faire admettre.

 

Equipe

Production : Fildebroc – Les Artistes Associés (Paris) – Compania Cinematografica Montoro (Rome).
Scénario : Daniel Boulanger et Philippe de Broca d’après une idée de Maurice Bessy.
Dialogues : Daniel Boulanger.
Directeur de la photographie : Pierre Lhomme.
Opérateur : Pierre Goupil.
Montage : Françoise Javet assistée de Kenout Peltier et Monique Baronnet.
Musique : Georges Delerue.
Ingénieur du son : Jacques Carrère.
Décors : François de Lamothe.
Ensemblier : Robert Christidès.
Costumes : Jacques Fonteray.
Maquillage : Louis Bonnemaison.
Coiffeuse : Maud Bégon.
Directeur de production : Jacques Juranville.
Assistants-réalisateurs : Marc Monnet, Marc Grunebaum, Renzo Cerrato.
Script : Patrick Aubrée.
Photographe : Vincent Rossel.
Chorégraphie : Valérie Camille.

 

Interprètes

Alan Bates (Charles Plumpick, ornithologue – le Roi de Cœur).
Pierre Brasseur (le général Géranium).
Jean-Claude Brialy (le duc de Trèfle).
Geneviève Bujold (Coquelicot).
Adolfo Celi (le colonel Alexander Mac Bibenbrook).
Françoise Christophe (la duchesse).
Julien Guiomar (Monseigneur Marguerite).
Micheline Presle (Madame Églantine).
Michel Serrault (Monsieur Marcel).
Palau (Albéric).
Jacques Balutin (Mac Fish).
Madeleine Clervanne (Brunehaut).
Marc Dudicourt (le lieutenant Hamburger).

 

Durée : 110 minutes
Tournage : 12 avril -10 juin 1966
Extérieurs : Senlis
Distribution : Les Artistes Associés.
Sortie à Paris : 21 décembre 1966.
Box-office : 39 141 entrées en neuf semaines dans six salles parisiennes.