Louisiane

– 1984 –

Virginia, propriétaire de Bagatelle en Louisiane, se battra tout au long de sa vie
pour défendre sa plantation face à l’hostilité de ceux qui l’entourent et
à la guerre de Sécession. Elle sera aidée par Clarence, son amour impossible.

Résumé

Belle jeune femme passionnée, Virginia Tregan, après un séjour en France pour parfaire son éducation, revient, en 1836, vivre en Louisiane à la mort de son père. Accompagnée de sa fidèle femme de chambre Mignette, elle découvre qu’elle est ruinée. Logée par son parrain, le marquis Adrien de Damvilliers, propriétaire du domaine de Bagatelle, qui jouxte les terres qui lui restent, elle éprouve une évidente attirance pour le régisseur de celui-ci, Clarence Dandridge, qui garde mystérieusement ses distances.

Afin de conserver son standing, Virginia intrigue pour écarter Anne MacGregor, la maîtresse et future femme d’Adrien, afin d’épouser celui-ci…

En 1847, Adrien succombe pendant une épidémie de fièvre jaune après lui avoir donné trois enfants : Adrien, Pierre et Julie. Toujours amoureuse de Clarence qui ne peut l’aimer consécutivement à un coup d’épée à l’aine, Virginia le fuit en partant pour Paris.

Elle fait la connaissance de Charles de Vigor qui, après avoir été ruiné par un escroc, Edmond Oswald, qui lui a vendu une prétendue mine d’or, accepte de devenir son mari…

En 1857, Virginia doit faire face à la mort de Pierre, brûlé vif dans l’incendie d’une grange, au départ de Charles pour la France avec leur fils Fabien et les velléités d’émancipation des esclaves noirs. Heureusement, le fidèle Clarence, qui était parti après l’installation de Charles, revient auprès d’elle.

Mais en 1859, Virginia, confrontée à des problèmes financiers et à ceux causés par son débauché de fils, est frappée par un nouveau malheur : la mort de Julie, violée par Philippe Dorley, son parrain. Elle se venge en 1862, en le tuant de ses propres mains à Paris où elle s’est rendue afin d’acheter des armes et des munitions pour la cause du Sud.

Au terme de la guerre de Sécession, au cours de laquelle Adrien junior a été tué au combat, Virginia, ruinée, doit se résoudre à vendre Bagatelle qui a échappé à la destruction grâce à un officier nordiste, fils bâtard d’Adrien et d’Anne MacGregor.

Elle reconnaît en l’homme d’affaires et politicien qui a racheté toutes ses créances, Oswald. Comme elle refuse son arrangement à l’amiable : Bagatelle contre le mariage, l’ancien l’escroc met le domaine en vente aux enchères. Là, coup de théâtre, Virginia le rachète avec les obligations vendues à Charles signées de la main d’Oswald obligé, pour sauver la face, d’honorer sa signature.

Heureuse d’apprendre qu’Anne MacGregor a eu un petit-fils qui pourra hériter du domaine, Virginia s’apprête à finir paisiblement ses jours aux côtés de Clarence.

Interprètes

Margot Kidder : Virginia Tregan
Ian Charleson : Clarence Dandridge
Victor Lanoux : Baron Charles de Vigor
Andréa Ferréol : Mignette
Len Cariou : Edmond Oswald
Raymond Pellegrin : Philippe Morley
Lloyd Bochner : Adrien de Damvilliers
Hilly Hicks : Brent
Corinne Marchand : Anne MacGregor
Ken Pogue : docteur Murphy
Angus MacInnes : Albert Schoeller
Akosua Busia : Ivy
Jim Bearden : Percy Templeton
Larry Lewis : Adrien junior
Wayne Best : Major MacGregor
Ron Lewis : Pierre
Alex Liggett: Adrien junior, jeune
Matthew Breeding : Pierre, jeune
Scott Burnette : Fabian
Kellie Brassette : Julie
Tara Winder : Ivy, jeune
Mark Polley : Adrien MacGregor junior
Timothy Patterson : Joe

Equipe

Production : I. C.C. (International Cinéma Corporation) – Ciné Louisiana Inc. (Montréal) – Filmax – Antenne 2 (Paris) – RAI TV2 (Rome)
Producteurs : John Kemeny, Denis Héroux
Coproducteurs : Gabriel Boustani, Nader Atassi
Scénario, dialogues : Dominique Fabre, Étienne Périer et Charles Israël d’après les romans « Louisiane » et « Fausse Rivière » de Maurice Denuzière
Directeurs de la photographie : Michel Brault, Guy Delattre
Opérateurs : Al Smith, Yves Agostini
Montage : Henri Lanoë assisté de Jocelyne Genest
Musique : Claude Bolling
Ingénieurs du son : Richard Lightstone, Jean-Charles Ruault, assistés de Jim Thompson
Mixage : Michel Barlier
Bruitage : Terry Burke
Décors : Jack McAdam assisté de Randy Moore, Ivo Christante
Ensemblier : Linda Allen
Costumes : John Hay, Christian Gasc, Bernard Minne, assistés de Renée April, Blanche Boileau
Habilleurs : Luc Leflaguais, Francesca Chamberland, Nancy Heck, Françoise Maréchal
Maquillage : Stéphane Dupuis, Suzanne Benoit (pour Margot Kidder), Josianne Deschamps, Joan Isaacson, Karl Wesson
Coiffures : Aldo Signoretti pour Margot Kidder, Gaëtan Noiseux, Leslie Anne Anderson
Casting : Mike Fenton, Jane Feinberg, Valérie Massalas
Directeurs de production : Stéphane Reichel, (Canada) Michel Nicolini (France)
Régisseurs : Peter Brey, Annie Bartanowski
Assistants réalisateurs : Pierre Magny, Jacques Méthé, Madeleine Henrie, Emmanuel Gust, Marie Fernandez
Scripte : Johanne Tolley-Harwood, Nathalie Vierny
Photographe : Takashi Seida
Attachée de presse : Yvette Camp
Effets spéciaux : Thomas Fisher

Détails

Durée : 186 minutes
Durée version télévisée : 52 minutes x 6 épisodes
Tournage : 30 mars – 31 juillet 1983
Distribution : Parafrance
Sortie à Paris : 25 janvier 1984
Box office : 224 810 entrées en 13 semaines dans 29 salles

Photos

À savoir

  • Louisiane est une énorme production, prévue à la fois pour les salles de cinéma et la télévision (dans une version longue de six épisodes), qui a causé bien des soucis. Le réalisateur Étienne Périer écrit l’adaptation mais quitte le projet avant le tournage. Jacques Demy commence alors les prises de vues aux États-Unis avant de renoncer, épuisé par les conditions extrêmes (un ouragan a détruit les décors) et sa mésentente avec l’actrice Margot Kidder. Le président d’Antenne 2, Pierre Desgraupes, demande alors à Philippe de Broca de poursuivre l’aventure. « On m’a appelé un vendredi soir, le samedi j’étais pris par le mariage de ma nièce. J’ai pris l’avion le lundi et je suis arrivé mardi pour tourner. » (Philippe de Broca, éditions Henri Veyrier, 1990)
  • « J’ai eu l’impression de revivre Autant en emporte le vent », explique à l’époque le comédien Raymond Pellegrin. « Philippe de Broca sur un tournage est irremplaçable. Il est d’une force physique et intellectuelle… on arrivait à tourner neuf minutes utiles par jour. » (Mardi cinéma, 21 janvier 1984)
  • Philippe de Broca a épousé Margot Kidder le 6 août 1983, soit deux semaines après la fin du tournage. Ils divorceront en novembre 1984.

Affiches

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