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Les 56 ans du « Roi de cœur »

Les 56 ans du « Roi de cœur » 

Il y a 56 ans aujourd’hui, le 21 décembre 1966 exactement, sortait dans les salles françaises Le Roi de cœur, un film auquel Philippe de Broca tenait beaucoup mais qui ne remporta pas le succès espéré, ni public ni critique. « L’accueil réservé au « Roi de cœur » m’a plutôt secoué, je le considérais comme mon vrai premier film, tout ce que j’avais fait auparavant me semblait une simple préparation à cela. J’imaginais que j’allais faire sept ou huit films formidables après celui-là. Ça a été très dur. » Il connaîtra, en revanche, une popularité aux États-Unis qui en font un film culte. Il ressort en version restaurée en France en 2017, en salles et en dvd, ce qui permet de faire découvrir cette œuvre au plus grand nombre et de la reconsidérer à sa juste valeur.

Pour le cinéaste Roger Avary (Killing Zoe et co-scénariste de Pulp Fiction), Le Roi de cœur représente « le regard le plus juste sur le monde, et sans doute la seule influence majeure sur ma vision politique. On pourrait imaginer que Terry Gilliam fasse un remake de ce film, sauf que l’original de de Broca est déjà parfait. »


Soirée spéciale de Broca sur Ciné+Classic

Soirée spéciale de Broca
sur Ciné+Classic

Soirée exceptionnelle consacrée à de Broca sur Ciné+Classic le vendredi 16 décembre avec la diffusion à 20h du documentaire de Jérôme Wybon, « Philippe de Broca ou l’art de la mélancolie », suivie de deux films mal compris et mal aimés à leur sortie, Chère Louise avec Jeanne Moreau à 20h50 et Le Roi de cœur avec Alan Bates à 22h25.


Jean-Paul Belmondo (1933 – 2021)

Jean-Paul Belmondo (1933 – 2021)

Disparition hier de Jean-Paul Belmondo à l’âge de 88 ans. Dans Cartouche, premier des six films qu’il tourne avec Philippe de Broca, un des personnages s’adresse à Dominique Cartouche (Belmondo) et lui dit : « Amuse-toi, ça empêche de mourir… ». Cette phrase pourrait très bien résumer le comédien qui a fait rêver plusieurs générations de spectateurs.

On perd aujourd’hui un géant du cinéma, célébré depuis plusieurs années dans tous les festivals, et resté à la fois si proche de son public. Dominique Cartouche, Adrien Dufourquet, Arthur Lampereur, Bob Saint Clar, Victor Vauthier continueront à nous amuser encore longtemps. Les cinéphiles sont en deuil, la France aussi.


Disparition du producteur Alain Clert

Disparition du producteur Alain Clert

Nous apprenons la disparition du producteur Alain Clert.
Au sein de sa société Son et lumière, il avait produits deux téléfilms de Philippe de Broca, Regarde-moi quand je te quitte (1993) avec Patrick Chesnais et Le Jardin des plantes (1994) avec Claude Rich.
Il était le producteur de la série Engrenages pour Canal +.


Margot Kidder (1948 – 2018)

Margot Kidder (1948 – 2018)

Nous apprenons avec tristesse la disparition de l’actrice canadienne Margot Kidder. Elle était surtout célèbre pour avoir incarné Lois Lane à l’écran dans la saga Superman et pour son rôle dans Sœurs de sang de Brian de Palma. Mais elle avait été l’épouse de Philippe de Broca, de 1983 à 1984. Ils s’étaient rencontrés sur le tournage de la série Lousiane, que Philippe de Broca avait repris après que le départ de Jacques Demy.

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La productrice Michelle de Broca est décédée

La productrice Michelle de Broca est décédée

Nous apprenons avec tristesse le décès de Michelle de Broca, productrice de nombreux classiques du cinéma français dans les années 70.
Cette femme fidèle en amitiés et productrice de cœur avait été l’épouse de Philippe de Broca de 1961 à 1968. Leur domicile à Carrière sur Seine était un lieu de convivialité où tout le cinéma français se retrouvait. Avec Philippe de Broca, elle avait produit Le Roi de cœur et Le Diable par la queue.
Elle avait été ensuite la productrice de César et Rosalie, Que la fête commence, Le Pistonné, Le Désert des Tartares, Force majeure.
Elle était également un membre très actif du syndicat des producteurs français.
En 1977, à la sortie du Désert des Tartares, voici comment elle présentait son métier de productrice :
« Producteur pour l’industrie cinématographique, c’est l’équivalent de promoteur pour l’immobilier. Je crois que c’est une image assez claire. C’est celui qui suscite les choses, qui repère les sujets, en France qui reçoit les réalisateurs qui ont un sujet et qui après, réunit l’argent, les talents et supervise complètement la production du film. Voici en quelques mots en quoi consiste mon métier.
Je ne crois pas du tout que les femmes aient plus de difficultés que les hommes, sauf auprès de certains organismes qui sont plus méfiants à l’égard des femmes. D’autre part, on a sans doute des rapports plus faciles avec les acteurs, avec les metteurs en scène, qui ont souvent des comportements un peu plus féminins que dans la plupart des autres métiers.
Je me sens un tout petit peu bloquée ici par un petit manque d’imagination qu’il y a chez les français. Je crois que le cinéma doit être un rêve et qu’il faut aller tourner dans des pays bizarres, qui exercent une fascination pour les gens, qui exercent une fascination sur moi, et donc aussi sur les spectateurs ordinaires. »


30 octobre 1991 : Les Clés du Paradis

« Les Clés du Paradis »
par Philippe de Broca

Le 30 octobre 1991 sortait sur les écrans français Les Clés du Paradis. Le film met en scène Pierre Arditi et Gérard Jugnot. Il est écrit par Philippe de Broca et Alexandre Jardin.

Voici comment Philippe de Broca présentait le film au moment du tournage. « Au départ, j’avais l’intention d’adapter Le Zèbre d’Alexandre Jardin mais les droits avaient déjà été achetés. Nous avons eu alors l’idée d’écrire un film ensemble. Lorsqu’Alexandre me raconta l’histoire de ces deux types qui s’échangent leur identité, cela a fait tilt. Le sujet m’intéressait beaucoup. Avec un de mes amis réalisateur de télévision en province, nous rêvons parfois de permuter. J’aspire ainsi à mener son existence familiale calme et sereine, moi qui suis toujours entre deux divorces. Lui serait plutôt tenté par le cinéma. Outre ce thème, j’aborde encore dans le film le problème de la chance et de la malchance…. De cette distribution des cartes qui fait osciller notre destin d’un côté ou de l’autre. Je ne crois guère en l’astrologie mais une chose est sûre : il y a des périodes où l’on émet de bonnes ondes, où tout semble facile et d’autres où les cieux vous sont irrémédiablement contraires. Je symbolise ainsi le malheur qui s’acharne sur mes personnages et tout particulièrement sur Gaspard sous la forme d’un goéland. Comme par hasard, le jour où l’on se retrouve cocu, la plomberie de la maison saute. Ce film sera donc une comédie de mœurs dans la verve du Cavaleur ou du Diable par la queue. Avec de la dérision mais aussi un fond de gravité. »

Le film sera un échec à sa sortie avec seulement 300 000 entrées, à peine plus que Les 1001 nuits sorti l’année précédente. Philippe de Broca reviendra au cinéma en 1997 avec Le Bossu, après trois films pour la télévision.


Jean Rochefort (1930 – 2017)

Jean Rochefort (1930 – 2017)

Nous venons d’apprendre la mort de Jean Rochefort.

Imposé par son ami Jean-Paul Belmondo sur Cartouche, « Marielle était sans doute malade » dira-t-il avec son humour légendaire quelques années plus tard, Jean Rochefort retrouve Philippe de Broca sur Les Tribulations d’un chinois en Chine en 1965 et sur Le Diable par la queue en 1969.

Après avoir produit Ne jouez pas avec les martiens d’Henri Lanoë en 1967, Philipe de Broca lui offre en 1978 le premier rôle dans Le Cavaleur. Le film demeurera l’un de ses préférés comme il le raconte dans les bonus du dvd du film, paru en 2015.

Il avait par ailleurs été le narrateur de la bande-annonce des Tribulations d’un chinois en Chine.


Jeanne Moreau (1928-2017)

Jeanne Moreau (1928-2017)

Disparation aujourd’hui de Jeanne Moreau. Elle avait participé au sketch La Révolution française ou Mademoiselle Mimi, dans Le Plus vieux métier du monde en 1966, et elle avait retrouvé Philippe de Broca en 1972 dans Chère Louise.


Il y a 50 ans disparaissait Françoise Dorléac

Il y a 50 ans disparaissait Françoise Dorléac

Il y a cinquante ans disparaissait Françoise Dorléac dans un accident de voiture. Elle fut révélée en 1964 par L’Homme de Rio, face à Jean-Paul Belmondo. Comme Philippe de Broca l’expliquera des années plus tard, il n’aurait pas fait le film sans Françoise Dorléac : « Je ne pouvais imaginer L’Homme de Rio sans elle. Françoise avait cette vivacité, cette originalité, cette voix rauque… Elle m’emballait… »


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